Avec le décès de Jacques Bertranine, Monsieur Bertranine, c'est un patriarche qui quitte la famille du Stadoceste Tarbais Judô, Kendô, Aïkibudô.
Ce fut en effet un homme très respecté qui a transmis sans relâche les valeurs indispensables à la fondation d'une vraie famille.
Ses héritiers, c'est-à-dire la majorité de tous ceux qui l'ont côtoyé peuvent témoigner de sa gentillesse, de sa patience, de sa modestie et de sa distinction.
L'écouter ou discuter avec lui c'était avant tout recevoir une leçon d'humanité. Les valeurs qu'il incarnait naturellement, jamais il ne s'en est écarté. Elles l'accompagnaient à chaque instant et donnaient du poids à ses paroles.
Sa seule présence créait de la densité dans ce que nous vivions. Que ce soit lors d'un entraînement, d'une compétition, d'un repas ou en toute autre occasion, un simple mot, un silence, un geste de Jacques Bertranine pouvait rester ancré dans les mémoires.
Passer un instant avec lui c'était recevoir, souvent inconsciemment d'ailleurs, un signe, un indice auquel, immanquablement, on sera amené à réfléchir plus tard, peut-être même dans d'autres circonstances.
Les réflexions qu'il engageait ou les conseils qu'il prodiguait étaient anodins ou du moins le paraissaient tant Jacques Bertranine avait la voix douce, le ton égal et l'attitude presque réservée.
Cependant, chacun pourra vérifier un jour ou l'autre que ce qu'il a reçu de cet homme touche à l'essentiel, à l'universel.
C'est sans compter qu'il utilisait son expérience et ses qualités humaines au service des autres avec opiniâtreté, fidélité, douceur et respect.
Nous lui devons beaucoup.
Il nous manquera.
(Max Laporte le 19/09/2007)