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         Stadoceste Tarbais Kendo Aïkibudo
Rapport Moral 2006

 

Rapport Moral du Président – AG 01/07/2006

Bonjour à tous,

Merci à ceux qui ont fait l'effort de se déplacer un samedi matin, d'autres n'ont pas pu venir aujourd'hui et se sont excusés.

Je vais parler de trois choses : de l'aïkibudo, du kendo et du club en général.

 

L'Aïkibudo :

Cette année il y a eu pas mal de débutants qui ont fait preuve d'assiduité et qui tiennent à participer à la partie kobudo (armes) qui selon l'école est indissociable de la pratique à mains nues. Donc c'est bien.

On a noté aussi une bonne participation au long de l'année des pratiquants à tous les stages départementaux, régionaux, inter régionaux et nationaux (des yudanshas bien entendu, mais aussi les kyushas).

Cependant les stages, au moins départementaux, devraient être perçus comme indispensables aux progrès de chacun d'abord du fait que l'aïkibudo est un art matial traditionnel sans compétition où les échanges importants concernant la pratique s'effectuent d'une manière privilégiée lors des stages. Ensuite parce que le gain pour l'ensemble des pratiquants du club est proportionnel justement, c'est mon point de vue, au nombre de personnes qui participent aux stages.

Toutefois on peut dire que les pratiquants en aïkibudo ne sont pas très nombreux, on le voit dans les autres clubs ; on retrouve souvent les mêmes têtes en stage, les irréductibles, mais la participation du stado en midi-pyrénées est très correcte.

En ce qui concerne les enseignants, je tiens à remercier Edmond Royo, Monique Abramovici, Christine Toulouze et Richard Odriozola pour leur engagement sans faille auprès des adultes et des enfants.

A remarquer aussi, que notre club fait de constants efforts de formation de son encadrement avec cette année un brevet fédéral de moniteur aïkibudo décerné à Max Laporte le 30/10/2005. Cependant la formation de cadres au sein d'un club est difficile car elle demande beaucoup d'investissement pour les personnes intéressées sachant qu'au sein de la fédération une extrême rigueur est constatée au niveau de l'examen des compétences.

Donc félicitations à tous, notamment à ceux que notre maître Edmond Royo récompensera par la suite (énoncé des grades remis par E.R.).

 

Le Kendo :

Rappelons que le kendo est un art martial mais aussi un réel sport de compétition.

A ce titre, comme chaque année, le stadoceste tarbais porte haut les couleurs de sa ville.

Les résultats donc :

Aux Inter régions : 2ème Quentin Scholler en minime - 3ème Quentin Morjon en cadet

Aux Championnat de France Excellence Individuels à Paris élimination de Michel Royo en 8ème de finale contre un « très fort » et ce après un parcours sans faute lors des phases éliminatoires.

Rappelons que Michel demeure le seul représentant masculin de notre département à ce niveau de la compétition depuis une bonne quinzaine d'année.

Ensuite il faut parler de l'organisation sans faille de la coupe midi-pyrénées de kendo par le club, en collaboration avec la commission régionale.

Excellente participation du club, tenue de table, arbitrage, compétiteurs de toutes les catégories sauf féminines (le club n'en a pas présenté). Je félicite donc la section kendo qui avec seulement 22 licenciés nous a si bien représenté.

Grand remerciement aussi au stadoceste tarbais arts martiaux (le judo) qui a pris toutes les dispositions pour proposer une buvette lors de cette compétition. Nous leur sommes redevables mais cela prouve encore une fois que les liens entre nos deux clubs sont solides, et que les compétences et possibilités de chacun sont complémentaires et souvent mises à contribution dans les deux sens.

En tout cas la qualité de l'organisation a été clairement appréciée par la commission régionale de kendo (président : Georges Malère et conseillé technique : Laurent Chaudron) qui souhaite fixer, peut-être en début de saison, un nouveau rendez-vous de ce type à Tarbes, la salle Massey pourrait convenir parfaitement avec son joli parquet nouvellement posé par la Mairie de Tarbes.

Michel Royo rajoutera son point de vue concernant le Kendo.

 

Le club

Pour parler du club je reviens sur les liens entre le stado judo et le stadoka (en fait je dis stadoka pour stadoceste tarbais kendo aïkibudo qu'il faut distinguer du stadoceste tarbais arts martiaux plus communément appelé stado judo). En fait, je pense que ces liens contribuent un peu à augmenter la dynamique de nos deux clubs et les fait aller de l'avant avec notamment un effort sur la communication et le relationnel avec diverses instances.

Les liens avec le judo sont très importants pour moi pour diverses raisons :

- tout d'abord au niveau institutionnel : le kendo n'est représenté que par une commission au sein de la FFJDA.

- au niveau de la vie du club ; nous partageons la salle Bertranine avec le judo. Ce n'est pas une mince affaire ; c'est une sorte de vie de couple (le respect de la salle (le dojo) et des personnes et très important dans nos pratiques)

Nous avons ainsi cohabité entre trente et quarante ans dans un réel esprit de fraternité, d'entraide et de prospérité mutuelle.

- ces liens avec le judo peuvent être aussi directement intéressants pour le pratiquant car il se retrouve dans une structure qui lui permet de s'ouvrir à d'autres traditions martiales ou d'autres pratiques sportives.

Je ne dis pas qu'il faille butiner en passant d'une pratique à l'autre, d'une manière inconstante. Je dis simplement que la vie du club gagnerait encore en échanges positifs si quelques-uns, de temps en temps, poussaient la porte du dojo, qui du reste est toujours ouverte, pour voir ce qui se passe chez les autres, même sans pratiquer. 

Nos club sont affiliés aux deux grandes fédérations que sont la FFJDA et la FFAAA et la qualité de leurs enseignants et le charisme de leurs dirigeants ont toujours été reconnus et respectés. Nous bénéficions donc d'une structure qui permet de valoriser de concert nos pratiques respectives.

Certains ont pensé à des échanges kendo/ken-jutsu ; nous voyons des judokas faire de l'aïkibudo ou du kendo ou inversement. Ceci prouve aussi qu'à certains moments de nos pratiques, on peut avoir envie d'aller observer ce qui se passe ailleurs tout en restant fidèle à l'esprit dans lequel on travaille.

Michel Rouquette (président du stado judo) a eu l'idée d'une initiative concrétisant nos relations et la fierté que nous avons de nos disciplines. Ce serait un rendez-vous annuel sur le tatami à l'occasion d'une cérémonie des voeux (traditionnelle dans les arts martiaux) qui serait un grand moment pour notre club, solennel mais très convivial : démonstration, entraînement commun, pot de l'amitié...

Je pense que c'est une bonne idée car en fait ce qui est le plus apte à nous rapprocher et à valoriser ce que nous sommes dans le club, c'est la pratique. Cependant d'autres occasions peuvent aussi être de bons moments, très importants, dans la vie d'une association c'est pour cela que toute initiative créant du lien est à encourager.

Une initiative que nous avons eue depuis septembre c'est la création sur internet du site stadoka.com. Ce site est un portail sur notre club avec le kendo et l'aïkibudo traités à égalité au gré de l'actualité. Il peut favoriser la communication entre nous par le biais de la messagerie électronique propre au club, ou par un forum de discussion qui est ouvert à tous. En tout cas internet est un outil dont nous nous servons beaucoup pour communiquer entre nous au sein du bureau et avec les autres clubs de France, les fédérations, les comités, les organismes publics, etc. Je crois que la maîtrise de cet outil est indispensable pour une association telle que la nôtre, et apparemment nous en faisons bon usage puisque j'estime que nous avons gagné en réactivité, en qualité de travail collaboratif, en visibilité et en reconnaissance. Sur la qualité du travail je tiens à remercier Michel Gonzalez qui a créé cette année de très belles affiches et cartes pour différentes occasions à l'effigie du stadoka.

Ce site est donc créateur de lien entre nous et avec l'extérieur.

Pour conclure je dirais qu'une absence de lien correspondrait à une perte d' identité : notre identité, elle se fonde sur deux noms, ceux des deux figures fondatrices de notre club que sont Jacques Bertranine et Edmond Royo. Ces deux personnages sont restés fidèles à leur club et à leur pratique en sachant transmettre leurs valeurs d'une manière à la fois simple, discrète et chaleureuse mais sans concession. La qualité de ces deux hommes qui sont à l'origine du judo, de l'aikido, de l'aikibudo et du kendo dans le département n'a jamais été mise en doute par quiconque et est à chaque fois rappelée en diverses occasions. A ce propos on peut citer l'éloge qu'a faite Laurent Chaudon (CTR de Kendo, 6 ème dan) à Edmond Royo, anecdotes historiques à l'appui, lors de la coupe midi-pyrénées.

Donc pour demeurer dans l'esprit du club je pense qu'il faut parvenir à être fier de lui, et franchement vu son histoire et le respect qu'on lui porte de l'extérieur, ça ne devrait pas être trop difficile.

Ensuite il faut faire confiance aux enseignants qui nous mènent petit à petit vers une meilleure compréhension de l'art même si des doutes ou des moments de découragement peuvent survenir.

Cette confiance débouche naturellement sur le respect qu'on peut porter au kendo et à l'aïkibudo qui sont pour moi des disciplines martiales empreintes d'identités fortes et clairement définies avec des bases solides et nettes, alliant tradition et modernité et à mon sens on peut être fier de les pratiquer.

Cette fierté, par rapport au club et à nos pratiques, je pense que c'est le lien entre les personnes qui la favorise et le fait de nous réunir tous ici encore une fois nous permet d'aller dans ce sens.

Je vous remercie tous de votre écoute.

Maintenant je laisse la parole au trésorier et au secrétaire pour leurs rapports.



 

Max Laporte

 

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